Un match fou, une remontada spectaculaire et une polémique qui ne lâche pas la Liga. Entre le penalty sifflé contre Balde et la sortie musclée de Pedri, ce Levante-Barcelone restera dans les mémoires.
Levante-Barça, un match renversant, deux histoires
Ce 24 août 2025 à Valence, le FC Barcelone a connu un scénario digne d’un film. Menés 2-0 à la pause par un Levante audacieux, les Catalans ont trouvé les ressources pour renverser la rencontre (2-3).
Romero et Morales avaient frappé fort. Mais au retour des vestiaires, le Barça a sorti les griffes. Pedri a déclenché la révolte d’une frappe magistrale (49e), Ferran Torres a égalisé et, dans le temps additionnel, un centre de Yamal a provoqué le but contre son camp d’Elgezabal.
Résultat : victoire, trois points, mais une soirée éclipsée par l’arbitrage.
La main de Balde : penalty ou injustice ?
Le premier gros tournant est arrivé juste avant la pause. Une main d’Alejandro Balde, validée après intervention de la VAR, a offert un penalty à Levante.
Selon l’IFAB, il y a faute si le bras rend le corps « anormalement plus grand ». Dans ce cas, la main levée de Balde a suffi pour justifier la sanction.
Juridiquement, la décision est défendable. Mais dans « l’esprit du jeu », elle a laissé un goût amer aux supporters blaugranas.
Pedri en maestro… et en porte-parole
Si le Barça a trouvé son sauveur sur le terrain, il l’a aussi trouvé au micro.
Homme du match, Pedri a enflammé le débat après coup :
« La main de Tchouaméni l’an dernier n’avait pas été sifflée, celle-ci l’a été. Je ne comprends pas. On devrait nous expliquer clairement les règles. »
Cette sortie n’est pas anodine. Quand celui qui porte la remontada sur ses épaules dénonce une incohérence, le message prend une tout autre dimension.
Le précédent Tchouaméni : deux poids, deux mesures ?
Pedri fait référence à un Clásico du 11 mai 2025. Ce jour-là, une main d’Aurélien Tchouaméni avait été jugée « non sanctionnable » après visionnage. L’arbitre estimait que le bras était « en bas » et que le tir était à bout portant.
Comparons :
– Tchouaméni : pas de penalty, malgré un ballon touché en surface.
– Balde : penalty sifflé, ballon effleuré mais bras considéré « non naturel ».
Deux situations similaires, deux décisions opposées. C’est exactement ce que dénonce Pedri.
VAR et incohérences : un mal européen
La technologie était censée apporter de la clarté. Elle apporte surtout plus de zones grises.
En Liga comme ailleurs, la VAR semble avoir déplacé la subjectivité de l’arbitre de terrain vers celui derrière l’écran.
Résultat : les débats se multiplient, les supporters crient au favoritisme et la confiance s’érode. Ce Barça-Levante n’est qu’un exemple de plus dans une crise de cohérence qui touche tout le football européen.
Une question d’esprit du jeu
Le penalty contre Balde et le non-penalty de Tchouaméni sont deux faces d’une même pièce.
Individuellement, chaque décision peut être justifiée. Mais mises côte à côte, elles exposent une contradiction profonde.
Pedri ne réclame pas des excuses. Il réclame de la cohérence. Une transparence qui redonnerait aux joueurs et aux fans la certitude que les règles sont les mêmes pour tous.
Car au fond, c’est bien l’« esprit du jeu » qui est en jeu. Et tant que les arbitres interpréteront différemment des situations identiques, la polémique primera sur le football.
Conclusion : une victoire éclipsée
Le Barça repart avec les trois points et un maestro nommé Pedri. Mais ce que l’on retiendra surtout, c’est encore une fois une polémique arbitrale.
Levante-Barça restera donc comme un match à deux lectures : la masterclass de Pedri et la crise de confiance envers l’arbitrage.
Une victoire, oui. Mais une victoire amère.
FAQ – Levante-Barcelone : arbitrage et polémique
Selon l’IFAB, il y a faute de main si le bras rend le corps « anormalement plus grand ». Dans le cas de Balde, son bras était levé, ce qui a justifié la sanction malgré l’absence d’intention.
Pédri a dénoncé une incohérence en comparant la main sifflée de Balde à celle de Tchouaméni l’an dernier, non sanctionnée en Clásico. Pour lui, les règles doivent être appliquées de manière cohérente.
L’arbitre avait estimé que le bras était « en bas » et que le tir était à bout portant. Une décision controversée qui contraste avec celle prise contre Balde.
La VAR devait corriger les erreurs claires, mais elle a déplacé la subjectivité de l’arbitre de terrain vers l’écran de contrôle. Résultat : des incohérences persistent et alimentent la polémique.
Au-delà des cas Balde et Tchouaméni, c’est la question de la cohérence et de la transparence de l’arbitrage qui est en jeu. Sans uniformité, l’« esprit du jeu » est fragilisé.
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