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CAN 2025 : l’expertise locale africaine s’impose enfin

Publié le 11/01/2026 – Mis à jour le 11/01/2026

L’histoire s’écrit parfois loin des projecteurs. À la CAN 2025, elle se joue sur les bancs de touche, où l’expertise africaine s’impose enfin comme une évidence.

Un dernier carré sans sorcier blanc, une première historique

‎La CAN 2025 marque un tournant majeur dans l’histoire du football continental. Pour la première fois depuis 1965, les demi-finales se disputent exclusivement avec des entraîneurs africains sur les bancs, consacrant pleinement l’expertise locale du continent.

‎Au Maroc, cette Coupe d’Afrique des Nations symbolise bien plus qu’une simple compétition. Elle acte une évolution profonde des mentalités et des choix stratégiques des fédérations, désormais prêtes à faire confiance aux techniciens formés sur le continent. Walid Regragui, Pape Thiaw, Éric Chelle et Hossam Hassan incarnent cette nouvelle ère : celle d’un football africain qui se pense et se gagne par lui-même.

Des entraîneurs africains aux identités tactiques affirmées

‎Loin du cliché du sélectionneur gestionnaire, ces quatre techniciens ont imposé de véritables signatures de jeu. Walid Regragui, déjà salué pour son parcours historique au Mondial 2022, a bâti un Maroc solide, discipliné et redoutablement efficace. Sa capacité à sublimer des cadres comme Achraf Hakimi ou Brahim Diaz repose sur une gestion humaine précise et une lecture tactique moderne.

‎Au Sénégal, Pape Thiaw a su transformer l’héritage laissé par Aliou Cissé en force tranquille. La victoire contre le Mali (1-0) en quart de finale illustre parfaitement cette continuité maîtrisée : rigueur défensive, patience collective et efficacité minimale. Une recette qui mène les Lions de la Teranga vers une septième demi-finale continentale.

‎De son côté, Éric Chelle a surpris en redonnant au Nigeria une solidité défensive oubliée, tout en libérant le potentiel offensif de Victor Osimhen et Ademola Lookman. Enfin, Hossam Hassan, fidèle à sa réputation de compétiteur, a insufflé à l’Égypte une grinta retrouvée, portée par un Mohamed Salah toujours décisif.

L’expertise locale, un modèle désormais confirmé

‎Ce dernier carré 100 % africain n’est pas un hasard. Après les sacres d’Aliou Cissé en 2021 et de Emerse Faé en 2023, la tendance se confirme : les anciens internationaux, formés aux réalités locales et aux exigences modernes, constituent désormais une valeur sûre.

‎Les demi-finales — Sénégal–Égypte à Tanger et Maroc–Nigeria à Casablanca — illustrent cette nouvelle dynamique. Peu importe le vainqueur, la CAN 2025 restera comme le symbole d’un football africain arrivé à maturité.

‎Car cette fois, le message est clair : l’Afrique ne se contente plus de produire des talents, elle produit aussi des stratèges. Et le continent, enfin, avance avec ses propres codes, ses propres idées et sa propre vision du jeu.

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