Le Sénégal vise la finale, mais avance sous haute surveillance. Sept joueurs risquent gros au moindre carton face à l’Égypte.
La demi-finale Sénégal–Égypte de la CAN 2025 ne se résumera pas uniquement à un duel tactique ou à une bataille de talents. Elle se jouera aussi sur le fil disciplinaire. À quelques heures du choc de Tanger, sept joueurs sénégalais sont sous la menace d’une suspension automatique en cas de carton jaune, un paramètre stratégique majeur à l’approche de la finale prévue ce dimanche 18 janvier à Rabat.
Sept Lions sous pression, un souvenir encore douloureux
La situation est claire et lourde de conséquences. Kalidou Koulibaly, Ismail Jakobs, Pape Gueye, Habib Diarra, Habib Diallo, Nicolas Jackson et le jeune Ibrahim Mbaye sont tous sous la menace d’une suspension pour la finale ou la petite finale s’ils reçoivent un avertissement face à l’Égypte. Un scénario qui ravive un souvenir encore vif dans les rangs sénégalais, celui de 2019, lorsque Kalidou Koulibaly avait manqué la finale contre l’Algérie pour la même raison.
Cette contrainte impose une vigilance extrême dans les duels, notamment face à une équipe égyptienne réputée pour provoquer, temporiser et pousser l’adversaire à la faute. Dans une rencontre à haute intensité émotionnelle, la gestion des nerfs pourrait s’avérer aussi déterminante que la maîtrise du ballon.
Pape Thiaw assume, la CAN reste une exception
Hier, interrogé en conférence de presse, Pape Thiaw a tenu un discours sans détour. Le sélectionneur sénégalais refuse toute forme de calcul et assume une approche résolument offensive de la compétition. Selon lui, l’objectif reste clair : atteindre la finale, quitte à accepter le risque disciplinaire. Une déclaration forte, qui traduit une volonté de ne pas brider l’engagement de ses joueurs dans un match aussi décisif.
Dans les faits, cette situation pourrait toutefois influencer la gestion du banc. Si le Sénégal prend l’ascendant au score, il n’est pas exclu que certains joueurs sous menace soient remplacés afin de les préserver pour l’échéance de Rabat. Un luxe rendu possible par la profondeur de l’effectif sénégalais.
Côté égyptien, la menace plane également. Les Pharaons comptent six joueurs en sursis, dont des cadres comme le gardien Mohamed El Shenawy, le défenseur Rami Rabia ou le milieu Hamdy Fathy. Un élément qui pourrait aussi peser dans l’intensité des duels et la gestion des temps faibles.
Cette problématique s’inscrit dans une spécificité propre à la Coupe d’Afrique des Nations. Contrairement à la Coupe du monde ou à la Ligue des champions, les cartons jaunes ne sont pas remis à zéro après les quarts de finale. Résultat, vingt joueurs sont actuellement sous la menace d’une suspension avant la finale de la CAN 2025, répartis entre trois Marocains, quatre Nigérians, sept Sénégalais et six Égyptiens.
Dans ce contexte, la demi-finale Sénégal–Égypte dépasse le simple cadre sportif. Elle devient un exercice d’équilibriste entre engagement total et maîtrise émotionnelle. À Tanger, chaque intervention pourrait rapprocher un joueur de la gloire… ou l’en éloigner brutalement.
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