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CAN 2025 : Justice de fer ou deux poids, deux mesures au Maroc ?

Publié le 20/02/2026 – Mis à jour le 20/02/2026

Une finale au goût amer : la ferveur vire au cauchemar

La sentence est tombée comme un couperet, laissant derrière elle un parfum de scandale et d’injustice. Alors que la fête du football africain devait unir les peuples, dix-huit supporters sénégalais condamnés par la justice marocaine croupissent désormais en cellule.

‎Le verdict, prononcé hier jeudi, a provoqué une onde de choc immédiate : des peines allant de trois mois à un an de prison ferme plus des amandes financières pour des faits de hooliganisme. Le parquet, qui réclamait initialement deux ans de détention, reproche à ces fans des violences, des dégradations ainsi qu’une intrusion sur la pelouse lors de la finale de la mi-janvier. Pourtant, sur le terrain, la réalité filmée par de nombreux témoins suggère une tout autre dynamique, où les stadiers marocains auraient fait preuve d’une agressivité brutale, assénant notamment des coups de chaise à des supporters désarmés.

‎“Deux poids, deux mesures” : l’indignation de la défense

‎L’incompréhension domine face à ce que les observateurs qualifient de justice à deux vitesses. Tandis que les images montrent des scènes de torture et des violences gratuites exercées par le personnel de sécurité local, aucun ressortissant marocain n’a été inquiété, focalisant toute la répression sur les seuls « Lions » de la Teranga. Cette asymétrie flagrante alimente un sentiment de colère noire, renforcé par les conditions de jugement dénoncées par les avocats.

‎L’un des condamnés a d’ailleurs été victime d’une crise de détresse à l’annonce de sa sentence, illustrant l’impact humain dramatique de cette décision. Entre une procédure jugée expéditive et l’absence d’interprètes pour des prévenus ne maîtrisant pas les subtilités juridiques locales, le dossier soulève des questions de fond sur le respect des droits de la défense.

Désormais, tous les regards se tournent vers le quai d’Orsay sénégalais, dans l’espoir qu’une intervention diplomatique vienne tempérer la rigueur d’une justice marocaine déterminée à faire des exemples au prix de la fraternité sportive.

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