Ce n’est plus une polémique, c’est une rupture. Le football africain se joue désormais autant dans les bureaux que sur la pelouse.
Gianni Infantino, Patrice Motsepe et Fouzi Lekjaa. Trois noms aujourd’hui au cœur d’un réquisitoire sévère autour de la CAN 2025 et, au-delà, de la gestion du football africain.
Le constat est brutal : une compétition ternie, une crédibilité fragilisée et un sentiment grandissant que le jeu échappe à ceux qui le font vivre. Pour beaucoup d’observateurs, la crise actuelle ne se limite pas à une finale controversée, elle révèle un malaise profond.
Une gouvernance sous le feu des critiques
La Confédération africaine de football est accusée d’avoir multiplié les décisions contestées. La CAN 2025, marquée par une issue administrative polémique, en est le point culminant. Mais les critiques vont plus loin :
- Une compétition dont le format et le calendrier évoluent sans clarté
- Le report de la CAN féminine, symbole d’un manque de considération
- Un CHAN et un football local relégués au second plan
- Des règlements perçus comme appliqués de manière variable
- Un arbitrage dont le niveau est de plus en plus remis en cause
À cela s’ajoute une impression persistante d’opacité. La gouvernance est jugée éloignée du terrain, dominée par des logiques d’influence et de réseaux.
Le terrain face aux décisions de bureau
Le cœur du problème reste là : le décalage entre ce qui se passe sur le terrain et ce qui se décide en coulisses. La finale de la CAN 2025 en devient le symbole. Pour beaucoup, elle incarne une rupture : celle d’un match joué et remporté, mais requalifié administrativement. Une situation qui nourrit un sentiment d’injustice et fragilise la crédibilité des compétitions.
« Un football qui se pratique en cravate et dans les bureaux » : la formule résume cette dérive dénoncée. Le jeu, censé être l’arbitre ultime, semble relégué derrière des logiques d’influence et de pouvoir.
Au-delà du sport, un autre risque apparaît : la division. Le football africain, historiquement facteur d’unité, devient ici source de tensions entre peuples. Une fracture symbolique qui pourrait laisser des traces durables.
Le constat est sévère mais lucide : le problème n’est plus seulement une décision, mais un système. Et dans ce contexte, une question s’impose : le football africain peut-il retrouver sa crédibilité sans une réforme profonde de sa gouvernance ?
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