AccueilDans l'HistoireÉdouard Mendy et Al-Ahli entrent dans l’histoire asiatique

Édouard Mendy et Al-Ahli entrent dans l’histoire asiatique

Publié le 25/04/2026 – Mis à jour le 25/04/2026

Les grandes finales révèlent souvent les attaquants. Celle-ci a encore consacré un gardien : Édouard Mendy.

Al-Ahli historique, Édouard Mendy encore décisif

Al-Ahli a conservé sa couronne continentale en dominant Machida Zelvia (1-0 a.p.) ce samedi à Djeddah, devenant seulement le deuxième club à réussir un doublé consécutif en Ligue des champions asiatique depuis Al-Ittihad en 2005. Au cœur de ce nouveau sacre, un homme a encore dicté le tempo : Édouard Mendy.

‎Quand la finale s’est tendue, le portier sénégalais a repris le contrôle. Réduit à dix après l’expulsion de Zakaria Hawsawi à la 68e minute, Al-Ahli a longtemps plié sans rompre. Mendy, lui, a multiplié les lectures justes, les sorties autoritaires et surtout deux interventions décisives, d’abord sur Hiroyuki Mae à la 73e minute, puis sur une frappe enroulée de Yuki Soma huit minutes plus tard, avant que Feras Al-Brikan n’offre le titre à Al-Ahli en marquant l’unique but dans les prolongations à la 96e minute.

‎Il y a chez Édouard Mendy une majesté discrète, presque académique, dans sa manière de régner sur une surface. Jamais de gestes superflus, jamais d’urgence surjouée. Le Sénégalais préfère la science du poste : l’angle juste, le tempo parfait, l’intervention nette. Dans une finale, ce langage silencieux pèse souvent davantage que le tumulte. Al-Ahli a bien ses stars, ses séquences offensives et ses fulgurances techniques. Mais lorsque le match a glissé vers la tension pure, c’est Mendy qui a conservé la maîtrise du récit.

La statistique qui accompagne ce nouveau sacre ajoute encore à son aura : sept finales disputées, sept clean sheets. Une série rarissime pour un gardien confronté aux rendez-vous les plus exigeants. Là où la pression fissure les certitudes, Mendy s’élève. Là où le chaos menace, il installe l’ordre. Chez les grands gardiens, l’exploit se mesure aux arrêts. Chez lui, il se mesure surtout à la sérénité qu’il impose aux autres.

‎Ce nouveau titre prolonge une trajectoire unique : vainqueur en Europe avec Chelsea, double champion d’Afrique avec le Sénégal, désormais double roi d’Asie avec Al-Ahli. Peu de gardiens contemporains peuvent revendiquer une telle empreinte sur trois continents.

‎Pour le football sénégalais, ce succès a aussi valeur de symbole. Édouard Mendy ne gagne pas seulement des trophées : il redéfinit la place d’un gardien africain dans l’élite mondiale. En finale, il n’est plus un dernier rempart. Il est souvent le premier artisan de la victoire.

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