Le Sénégal n’a pas seulement gagné. Il a fermé le débat, repris l’ascendant sur son destin et transformé une fin de phase de groupes en déclaration d’autorité.
Le Sénégal a validé son billet pour la suite de la Coupe du monde 2026 au terme d’un large succès contre l’Irak (5-0), une victoire qui a pesé bien au-delà du score. Habib Diarra a lancé les Lions très tôt, Ismaïla Sarr a ajouté sa ligne à l’histoire sénégalaise, puis Pape Gueye, entré en cours de match, a fait basculer la rencontre avec un doublé qui a donné à la soirée sa dimension définitive. Iliman Ndiaye a fermé la partition. L’Irak, réduit à dix très tôt, n’a jamais pu reprendre le contrôle.
Sénégal-Irak : plié par la maîtrise et la profondeur
Ce 5-0 dit quelque chose de plus profond qu’un simple écart de buts. Il raconte un Sénégal qui a compris le tempo du tournoi, un Sénégal capable d’attendre son heure sans se défaire, puis d’accélérer jusqu’à l’étouffement. Le banc a compté autant que les titulaires : Pape Gueye a incarné cette bascule, ce moment où une équipe déjà solide devient irrésistible. AP a résumé l’idée sans détour : il fallait gagner, et gagner large. Le Sénégal l’a fait.
Le symbole est encore plus fort parce que cette victoire a offert aux Lions un clean sheet, le premier du Sénégal en Coupe du monde depuis 2002, selon le rappel fait avant la rencontre. À cela s’ajoute une autre ligne dans le livre des records : le 5-0 est désormais la plus large victoire d’une sélection africaine en phase finale de Coupe du monde. Dans un tournoi où tout se compte, ces deux marques donnent au score une valeur de signature.
Une qualification qui s’est dessinée ailleurs aussi
Au-delà du terrain, le Sénégal a aussi profité des résultats venus des groupes G et H pour figurer officiellement parmi les huit meilleurs troisièmes et valider sa qualification pour les seizièmes de finale. APS a confirmé que les Lions étaient assurés d’avancer après le nul de l’Égypte contre l’Iran, tandis que les résultats du groupe H ont complété le tableau. FIFA rappelle que les huit meilleurs troisièmes accèdent au tour suivant dans ce format élargi.
Pape Bouna Thiaw a gardé le ton juste, celui d’un sélectionneur qui sait qu’une qualification n’efface pas tout, mais qu’elle change la météo d’un groupe. Il a salué l’engagement des siens tout en rappelant qu’il reste des détails à polir. Ce n’était pas un triomphe qui s’écoute longtemps. C’était une porte qui s’ouvre, une équipe qui reprend de la place et une histoire qui continue avec plus de lumière qu’avant.
Chez EBR Medias, le football est mon quotidien. Des Lions du Sénégal au championnat local, en passant par les stars africaines, les grandes compétitions et le foot mondial, je raconte et analyse le jeu avec rigueur, passion et des sources fiables.
