Huit mois sans salaire. Et pourtant, il continue d’avancer. Aliou Cissé vit une situation explosive sur le banc de la Libye, entre ambitions sportives et blocage financier.
Arrivé en mars 2025, l’ancien sélectionneur du Sénégal s’est engagé pour deux ans avec la Fédération libyenne de football. Son contrat, estimé à près de 80 000 dollars mensuels, devait symboliser un nouveau départ pour les Chevaliers de la Méditerranée. Mais très vite, la promesse s’est heurtée à une réalité brutale : une crise financière profonde qui paralyse la fédération.
Selon le président Abdulmola Al-Maghribi, seuls les six premiers mois ont été honorés grâce à des fonds publics exceptionnels. Depuis, plus rien. L’arriéré atteint désormais huit mois. Une situation critique pour Cissé et son staff, dont son adjoint Youssouph Dabo, qui travaillent quasiment à titre bénévole à l’approche des matchs amicaux contre le Niger et le Bénin au Maroc.
Une performance sportive malgré la tempête
Malgré ce contexte chaotique, Aliou Cissé a maintenu la Libye dans la course au Mondial 2026 jusqu’au bout. Troisième du groupe D avec 16 points, la sélection a échoué de peu derrière le Cap-Vert et le Cameroun. Un bilan honorable, construit sur une discipline tactique retrouvée et des victoires clés contre l’Angola et l’Eswatini.
C’est là que réside le paradoxe : sur le terrain, la progression est réelle ; en coulisses, l’instabilité menace tout l’édifice. La médiation politique en cours suffira-t-elle à sauver le projet ? Rien n’est moins sûr.
Pour Aliou Cissé, l’enjeu dépasse l’argent. Il s’agit désormais de préserver son autorité, sa crédibilité et la dynamique d’un groupe qui rêve encore d’exister sur la scène africaine. Mais dans le football moderne, l’équilibre financier reste la première des fondations.
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