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Audience CAF : la FSF joue la carte forte après la finale CAN 2025

Publié le 27/01/2026 – Mis à jour le 27/01/2026

‎Neuf jours après la finale électrique de la CAN 2025, disputée le 18 décembre à Rabat entre le Sénégal et le Maroc, la Fédération sénégalaise de football a comparu ce mardi 27 décembre devant le Jury disciplinaire de la Confédération africaine de football. Une audience attendue, dans un climat toujours marqué par les polémiques entourant l’arbitrage et les incidents survenus en fin de rencontre.

‎Dans un communiqué officiel, la FSF a confirmé avoir répondu aux rapports des officiels de match ainsi qu’aux réserves déposées par la Fédération royale marocaine de football. L’instance disciplinaire a mis l’affaire en délibéré et rendra sa décision dans un délai de quarante-huit heures.

Une stratégie de défense assumée et méthodique

‎Le Sénégal ne s’est pas présenté en position de faiblesse. Représentée par son secrétaire général et assistée juridiquement par Me Seydou Diagne, la FSF a opté pour une défense structurée, signal fort envoyé aux instances africaines. Le sélectionneur Pape Bouna Thiaw, ainsi que les joueurs Ismaïla Sarr et Iliman Ndiaye, ont été auditionnés afin d’exposer leur version des faits et de répondre aux accusations implicites contenues dans certains rapports.

‎La sobriété du communiqué tranche avec la gravité du dossier. Aucun mot de trop, aucune attaque publique contre le Maroc ou la CAF. Une stratégie maîtrisée, qui laisse entendre que les éléments sensibles — gestion sécuritaire, pression sur les officiels, incidents de fin de match — ont été réservés aux seuls membres du jury.

La mise en délibéré rapide traduit l’urgence pour la CAF de clore un dossier devenu encombrant, surtout dans un contexte où sa gouvernance et son impartialité sont ouvertement questionnées. Désormais, la décision à venir dépassera le simple cadre disciplinaire : elle dira si l’instance est capable d’arbitrer ce conflit avec équité ou si elle entérinera un malaise institutionnel déjà profond.‎

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