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CAN 2025 : la CAF fragilise l’image du football africain

Publié le 18/03/2026 – Mis à jour le 18/03/2026

Trop mal pour le football africain. Le talent brille sur les terrains, mais dans les bureaux, c’est une autre histoire qui s’écrit.

La CAF valide l’appel du Maroc : le Sénégal se voit retirer la finale sur tapis vert (3-0). Une décision qui dépasse largement le cadre d’un simple verdict disciplinaire et qui expose au grand jour un malaise profond : celui d’un football africain riche de talents, mais plombé par ses propres dirigeants.

‎Ce qui s’est produit n’est pas seulement une polémique, c’est un signal d’alarme. Pendant que les joueurs africains dominent en Europe et portent haut les couleurs du continent, les instances censées les encadrer donnent une image brouillée, parfois même indéfendable.

Une fracture entre le terrain et les bureaux

‎Le paradoxe est violent. D’un côté, une génération de joueurs d’élite, capables de rivaliser avec les meilleurs au monde. De l’autre, une gouvernance qui renvoie une image d’improvisation, voire de manipulation. Aux yeux du monde, le message est inquiétant : en Afrique, le résultat ne se décide pas toujours sur la pelouse. Il peut se jouer dans les couloirs, entre décisions administratives et jeux d’influence. Une perception qui fragilise la crédibilité du football africain à l’international.

‎Cette crise met aussi en lumière un problème structurel : l’absence de transparence dans certaines nominations et décisions clés. Quand les règles semblent s’adapter au contexte plutôt que l’inverse, la confiance disparaît. Et sans confiance, aucune compétition ne peut conserver sa légitimité. Il devient urgent de repenser le fonctionnement des instances. L’intégration d’experts indépendants, la stabilité des jurys disciplinaires et l’implication d’anciens joueurs dans les prises de décision apparaissent aujourd’hui comme des solutions incontournables pour restaurer l’équilibre.

‎Au final, cette affaire laisse une trace profonde. Elle ne concerne pas seulement un match ou un trophée, mais l’image même du football africain. Et dans cette bataille silencieuse entre talent et gouvernance, une question demeure : qui protège réellement le jeu ?

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