Le verdict disciplinaire de la CAF n’a pas réécrit l’histoire. Il l’a figée. Onze jours après la finale, le Sénégal reste champion d’Afrique, malgré le vacarme, les pressions et les tentatives de déstabilisation.
Dès le premier coup de sifflet final, le terrain avait parlé. Chez lui, à Rabat, le Maroc est tombé sur le terrain face à un Sénégal conquérant, désormais double champion d’Afrique. Le jury disciplinaire de la CAF l’a confirmé : les réserves marocaines n’ont rien changé au résultat. La deuxième étoile est bien brodée sur le maillot sénégalais, et c’est précisément cela qui fait le plus mal.
Certes, les Lions de la Teranga écopent de sanctions lourdes : suspensions individuelles et une amende globale de 715 000 dollars (environ 392 millions FCFA). Le retrait momentané vers les vestiaires constituait une infraction réglementaire, et le Sénégal l’assume. Mais le fond du dossier raconte autre chose. Car si la commission a dû examiner les intrusions sur la pelouse, l’agression de joueurs et le vol de matériel, c’est aussi l’aveu d’un échec organisationnel majeur du pays hôte.
La serviette, symptôme d’un malaise plus profond
L’affaire dite de la « serviette » n’est pas un détail folklorique. Elle cristallise un malaise éthique. Que des stadiers accrédités puissent intervenir sur la pelouse, s’en prendre à des joueurs et subtiliser du matériel révèle une rupture grave de la chaîne de sécurité. À ce titre, les sanctions infligées côté marocain ne surprennent personne : Hakimi suspendu, Saibari lourdement sanctionné, et une amende de 315 000 dollars (environ 172,5 millions FCFA) pour la Fédération royale marocaine.
La demande de disqualification du Sénégal, elle, relevait de la fiction. On ne disqualifie pas une équipe pour les défaillances d’arbitrage ou l’incapacité d’un officiel à tenir une finale de ce niveau. Le Sénégal n’a pas provoqué le chaos, il y a résisté.
La CAF a donc tranché sans toucher à l’essentiel : le titre reste sénégalais. La suite, pour les Lions, est claire : payer, refermer ce dossier brûlant et préparer sereinement la Coupe du monde. Le message est passé. Le Sénégal a gagné sur le terrain. Les autres ont perdu ailleurs.
Rédacteur Web SEO sportif pour EBRMedias. Passionné de football, je mets ma plume au service de l’information juste, authentique et proche du public. J’allie écriture et stratégie pour offrir des contenus informatifs et bien référencés.

