AccueilDéclaDavid Moyes hausse le ton contre Iliman Ndiaye après Everton-Sunderland

David Moyes hausse le ton contre Iliman Ndiaye après Everton-Sunderland

Publié le 18/05/2026 – Mis à jour le 18/05/2026

‎Cette fois, David Moyes n’a pas tourné autour du sujet. Lors de la 37e journée de Premier League, dimanche 17 mai 2026, Everton a vu Sunderland s’imposer 3-1 à Hill Dickinson Stadium, dans un match où les Toffees avaient pourtant pris l’avantage avant de s’effondrer après la pause. Brian Brobbey, Enzo Le Fée et Wilson Isidor ont renversé la rencontre, laissant Everton avec un nouveau doute à digérer. Après la rencontre, l’entraîneur écossais a publiquement pointé le manque d’efficacité offensive de son équipe… en ciblant directement Iliman Ndiaye.

‎Auteur d’une saison contrastée sous le maillot des Toffees, l’attaquant sénégalais se retrouve désormais au cœur des critiques dans une période où Everton peine à convertir ses temps forts en résultats. Et pour Moyes, le problème commence devant le but.

‎« Je pense que ces joueurs ont été excellents en début de saison. Mais en deuxième partie de saison, on a eu l’impression de manquer d’efficacité offensive », a expliqué le technicien écossais après la rencontre. Avant de poursuivre en visant clairement Ndiaye : « Iliman, en particulier, a eu de belles occasions lors de certains matchs, des occasions qu’il aurait pu concrétiser par le passé. Il a marqué un superbe but contre Chelsea ici même, mais depuis, il a eu de nombreuses occasions sans parvenir à les saisir. »

‎Le message est fort. Car au-delà du simple constat statistique, Moyes semble surtout regretter la perte d’impact d’un joueur qui incarnait, il y a encore quelques mois, l’une des principales menaces offensives d’Everton.

Des statistiques correctes… mais insuffisantes

‎Sur la saison 2025-2026 de Premier League, Iliman Ndiaye affiche 30 matches, 6 buts et 3 passes décisives. Des chiffres loin d’être catastrophiques dans une équipe irrégulière offensivement, mais qui restent insuffisants au regard de son influence dans le jeu et du volume d’occasions obtenues. Car le paradoxe Ndiaye est là : rarement Everton attaque mieux que lorsque le Sénégalais touche beaucoup le ballon. Mais rarement aussi son manque de réalisme n’a autant pesé dans les résultats récents des Toffees.

‎Face à Sunderland, Everton avait pourtant bien démarré avant de sombrer après la pause. Une nouvelle rencontre où les hommes de David Moyes ont donné l’impression de contrôler certaines séquences sans réussir à tuer le match au bon moment. Ce revers, concédé lors de la 37e journée, a quasiment mis fin aux espoirs européens des Toffees. Désormais 12es de Premier League après avoir été dépassés par Sunderland, les joueurs de Moyes restent mathématiquement à trois points des places continentales, mais avec une seule journée restante, la qualification apparaît désormais hautement improbable. Et dans le football ultra-direct du technicien écossais, cette inefficacité offensive finit toujours par devenir un sujet central.

Une question de rôle, autant que de finition

‎Le cas Iliman Ndiaye dit aussi quelque chose du fonctionnement offensif d’Everton. Le Sénégalais évolue dans une attaque qui lui demande presque tout : porter les transitions, déséquilibrer les blocs, connecter les circuits offensifs… puis conclure lui-même les actions. Tantôt ailier, tantôt deuxième attaquant, parfois même meneur excentré, il occupe une position hybride qui l’éloigne régulièrement de la surface au moment où Everton aurait justement besoin de sa présence dans la zone de vérité.

‎Dans cette mécanique parfois déséquilibrée, Ndiaye devient à la fois dribbleur, créateur et finisseur. Et c’est précisément là que le système atteint ses limites : plus il décroche pour faire avancer le jeu, plus Everton perd de menace immédiate dans les trente derniers mètres. Ses statistiques — 31 matches, 6 buts et 3 passes décisives — racontent alors une saison utile, influente même, mais encore incomplète dans son impact décisif.

Le football de David Moyes, lui, exige une autre forme de netteté : des transitions rapides, des courses franches et une efficacité presque instinctive dans les moments-clés. Or l’ailler sénégalais reste encore coincé entre deux statuts : trop raffiné techniquement pour être un simple joueur de percussion, pas encore assez clinique pour devenir ce finisseur capable de faire basculer des rencontres fermées.

‎C’est précisément ce que traduisent les mots du technicien écossais. Moyes ne remet pas en cause le talent du Sénégalais, ni son activité dans le jeu. Ce qu’il pointe, c’est son rendement dans les instants qui changent un match. Dans un Everton encore en course pour accrocher l’Europe, cette frontière entre influence et efficacité devient désormais centrale autour d’Iliman Ndiaye.

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