Le mot est lâché. En pleine CAN 2025, Hugo Broos n’a pas caché son malaise. Le sélectionneur sud-africain pointe un manque d’ambiance et une organisation perfectible, loin selon lui de l’atmosphère vécue lors des précédentes éditions.
Une CAN 2025 sans ferveur populaire ?
Dès ses premières sorties médiatiques, Hugo Broos a évoqué ce qu’il appelle un « manque de vibe » autour de la Coupe d’Afrique des Nations 2025.
Le technicien belge regrette l’absence de ferveur populaire dans les rues et autour des stades, un contraste saisissant avec la CAN 2023 en Côte d’Ivoire, où chaque déplacement de sélection s’accompagnait de chants, de drapeaux et d’un engouement palpable.
« Ici, on ne ressent pas l’ambiance typique d’une CAN », a-t-il insisté, évoquant des stades clairsemés lors des rencontres ne concernant pas l’équipe hôte. Une critique qui vise davantage la mobilisation du public que les infrastructures elles-mêmes.
Gestion des stades et accès : un point de crispation
Au-delà de l’ambiance, Hugo Broos s’est montré très sévère sur la politique d’ouverture des stades. Selon lui, plusieurs enceintes ont affiché complet sur le papier, sans pour autant offrir des tribunes pleines.
Le sélectionneur raconte notamment des scènes de confusion lors du match face à l’Égypte :
des supporters munis de billets bloqués à l’entrée, pendant que d’autres, sans ticket, accédaient au stade. Une situation qu’il juge dangereuse et mal maîtrisée, allant jusqu’à confier que sa propre famille s’est sentie en insécurité avant le coup d’envoi.
Des critiques nourries par un contexte tendu
Ces sorties médiatiques s’inscrivent dans un climat déjà chargé. Sportivement, l’Afrique du Sud a connu des débuts compliqués, et Broos n’a pas hésité à critiquer l’arbitrage, qualifié de « ridicule » après certaines décisions.
À cela s’ajoutent des polémiques extra-sportives ayant fragilisé son image ces dernières semaines. Un contexte global qui éclaire la dureté de ses propos, davantage dictés par la frustration que par une remise en cause totale de l’organisation.
Incidemment, si les critiques de Hugo Broos peuvent sembler excessives, elles soulèvent un débat récurrent dans les grandes compétitions africaines : comment garantir des stades pleins et une ferveur constante, même lors des affiches secondaires ?
La CAN 2025, encore jeune dans son déroulement, dispose toutefois de marges de progression pour inverser cette perception et retrouver l’âme populaire qui fait son identité.
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