Un simple clic. Et un pays qui s’enflamme. Dans le football moderne, Instagram vaut parfois autant qu’un match.
Sur les réseaux sociaux marocains, la séquence a pris des allures de crise ouverte. Plusieurs jeunes internationaux, dont Ismael Saibari, Ben Seghir, Chadi Riad, El Mourabet, Targhalline ou encore Yassine Kechta, se retrouvent au centre d’une vive polémique après avoir interagi — likes ou republications — avec des contenus célébrant les scènes de joie du Sénégal au Stade de France, autour du trophée de la CAN 2025.
Selon des publications virales sur X et reprises par plusieurs comptes spécialisés, ces interactions ont été perçues comme une provocation par une partie des supporters marocains. L’épisode le plus commenté reste celui de Kechta, dont une republication a été rapidement supprimée après avoir déclenché une vague de réactions.
Très vite, la situation a dégénéré. Insultes, appels à sanctions, et surtout une ligne rouge franchie pour certains internautes : plusieurs supporters ont même réclamé que les joueurs concernés ne soient plus appelés en sélection. Une radicalisation du débat qui illustre la charge émotionnelle autour de cette génération marocaine très exposée sur les réseaux.
Entre vestiaire globalisé et pression nationale
Dans le fond, cette affaire raconte surtout un choc de cultures footballistiques. Pour ces joueurs évoluant majoritairement en Europe, les frontières sont plus poreuses. Les interactions avec des adversaires ou coéquipiers de club relèvent souvent du respect sportif, voire de la simple spontanéité.
Mais dans l’espace public marocain, la lecture est tout autre. Dans un contexte encore sensible autour de la CAN 2025, chaque signe est interprété comme un positionnement. Le “like” n’est plus un geste anodin : il devient une prise de position.
Selon plusieurs médias marocains, cette polémique aurait également provoqué une certaine irritation en interne au sein de la FRMF, attentive à la gestion de l’image de la sélection. Sans communication officielle sur les cas cités, la tension révèle néanmoins un climat où le contrôle de la narration est devenu aussi important que le terrain.
Entre une génération connectée qui agit sans filtre et une opinion publique qui exige une loyauté totale, la fracture est désormais visible. Et dans ce football ultra-exposé, il suffit d’un clic pour rallumer un incendie.
Rédacteur Web SEO sportif pour EBRMedias. Passionné de football, je mets ma plume au service de l’information juste, authentique et proche du public. J’allie écriture et stratégie pour offrir des contenus informatifs et bien référencés.

