À la veille du quart de finale entre le Sénégal et le Mali, Pape Thiaw a préféré apaiser les esprits plutôt que d’entrer dans la surenchère verbale. Cette réaction fait suite aux propos guerriers de Tom Saintfiet, qui avait décrit le match comme « une guerre » et affirmé que son équipe n’avait « pas peur » des Lions de la Teranga.
Saintfiet, lucide sur le défi, a reconnu la qualité du Sénégal : « Le Sénégal est une très bonne équipe, l’une des meilleures du continent, avec énormément de qualité. Mais je pense que demain, nous pouvons créer la surprise… On a beaucoup de respect mais on n’a pas peur ». Pour lui, l’affrontement de vendredi représente un test de combativité et de détermination, malgré la proximité géographique et culturelle des deux nations.
Pape Thiaw : la force tranquille pour désamorcer la tension
Plutôt que de répondre à l’agressivité, Pape Thiaw a misé sur l’émotion et la fraternité : « Entre le Sénégal et le Mali, il ne peut pas être question de guerre. Ma mère est Malienne, mon père est Sénégalais ».
Le sélectionneur des Lions rappelle ainsi que le sport doit rester un terrain d’expression et non de division. « Nous restons dans le cadre du football. Nous avons tous un parent ou un voisin malien au Sénégal et vice-versa », insiste-t-il. Cette posture traduit sa volonté de protéger ses joueurs de la pression extérieure et d’ancrer le match dans une dimension purement sportive, malgré l’enjeu considérable.
Un derby sous haute tension et chargé d’histoire
Reste à savoir quelle philosophie l’emportera vendredi à 16h00 GMT au Grand Stade de Tanger : la combativité martiale prônée par Saintfiet ou la force tranquille incarnée par Thiaw. L’arbitre algérien Mustapha Ghorbal dirigera ce quart de finale, qui s’annonce aussi serré que spectaculaire.
Enfin, l’histoire donne une résonance particulière à ce duel. Le Sénégal et le Mali ne se sont plus affrontés en phase finale de la CAN depuis 2004. Vingt-deux ans plus tard, les générations ont changé, mais l’intensité attendue reste intacte. Ce derby ouest-africain sera donc autant un test tactique qu’un affrontement symbolique, où chaque détail pourrait faire la différence sur le terrain.
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