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Pape Thiaw, le cri du cœur du sélectionneur champion

Publié le 22/01/2026 – Mis à jour le 22/01/2026

‎Il n’a pas fui la polémique, il l’a affrontée. Par ses mots, Pape Thiaw transforme une tempête arbitrale en manifeste de leadership.

‎Au bout d’un scénario irrespirable, le Sénégal a décroché son deuxième sacre continental face au Maroc (1-0). Mais au-delà du trophée, cette finale restera comme celle où Pape Thiaw s’est affirmé en véritable leader. Confronté à un arbitrage contesté et à une pression extrême, le sélectionneur sénégalais a protégé son groupe, assumé la polémique et maintenu ses joueurs sur la voie du titre. Un discours fort, humain et assumé, qui symbolise un sacre arraché autant au mental qu’au jeu.

Pape Thiaw, une révolte assumée face à l’injustice arbitrale

‎« J’ai juste essayé de protéger mes joueurs face à l’injustice », lâche-t-il sans détour. Le message est clair : il ne s’excuse pas sur le fond, seulement sur la forme. En évoquant une « réaction émotionnelle face à l’impartialité de la situation », Thiaw pointe l’arbitrage sans l’attaquer frontalement, une ligne fine mais parfaitement maîtrisée.

‎Surtout, le sélectionneur recentre le débat sur l’essentiel : le jeu. Après concertation, le Sénégal est revenu sur la pelouse pour aller chercher ce trophée. La colère s’est muée en force collective, la frustration en lucidité. Une réponse limpide à toute polémique : cette CAN s’est gagnée sur le terrain, pas dans les couloirs des instances.

Une communication-bouclier face aux instances

‎Alors que les critiques pleuvent, le coach choisit l’intelligence émotionnelle comme arme défensive. « L’émotion est partie intégrante de ce sport », insiste-t-il. Un rappel fondamental qui rend toute lecture strictement disciplinaire moralement fragile.

‎En soulignant que le jeu a repris et que la finale est allée à son terme, il coupe court à toute tentative de réécriture de l’histoire. Le football a parlé, et il l’a fait dans le temps réglementaire et la prolongation.

Les “28 guerriers”, un bloc protégé et une victoire totale

‎« Ces 28 guerriers ont donné sueur, sang et âme pour leur nation ». En une phrase, Pape Thiaw verrouille son vestiaire et protège ses joueurs. Loin de l’image de rébellion que certains ont voulu imposer, il renvoie celle d’un groupe uni, discipliné et animé par une seule mission : défendre le Sénégal jusqu’au bout.

‎Cette sortie agit comme un véritable bouclier. Elle dilue toute responsabilité individuelle, rappelle le contexte émotionnel extrême et repositionne les Lions là où le football se décide réellement : sur le terrain. En revenant jouer, puis en gagnant, le Sénégal a répondu sans ambiguïté.

Ainsi, Pape Thiaw réussit un doublé rare : il remporte la CAN sur la pelouse et gagne la bataille de l’opinion par ses mots. Il ne se contente plus d’être l’homme du banc. Il s’impose comme le chef d’un groupe résilient, capable d’encaisser l’injustice sans jamais renoncer au jeu ni à la victoire.

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