Patrice Motsepe ne vient pas à Dakar pour une simple courtoisie. Selon le programme officiel dévoilé par la FSF et relayé par la presse locale, le président de la CAF doit arriver à 00h50, être accueilli par Abdoulaye Fall et plusieurs dirigeants fédéraux, avant une journée réglée au millimètre : petit-déjeuner de travail à 9h, visite du nouveau siège à 10h30, passage à Gorée à 11h30, déjeuner à 13h, retour à Dakar à 15h puis départ à 18h. Une audience avec le président Bassirou Diomaye Faye est prévue, ainsi qu’un point de presse en clôture.

Une visite qui dépasse le protocole
Le détail du programme dit tout : cette venue est autant institutionnelle que symbolique. Le nouveau siège de la FSF, Gorée, puis l’audience présidentielle composent une séquence pensée pour montrer la place du Sénégal dans l’échiquier du football africain. Ce déplacement intervient surtout dans un climat chargé, après la crise née de la finale de la CAN 2025 et du bras de fer judiciaire qui a suivi.
Dakar, scène de reconquête pour la CAF
Sur le fond, Motsepe arrive dans un moment où la CAF cherche à réparer son image. Reuters avait rapporté le 18 mars que le président de la CAF reconnaissait des “trust issues” et des doutes sur l’intégrité du football africain, avant que l’instance n’annonce, le 29 mars, des réformes destinées à restaurer la confiance. Dakar devient donc plus qu’une étape : un test de crédibilité, mais aussi un lieu de dialogue où le symbole compte presque autant que la décision.
À l’heure où les regards convergent vers la capitale sénégalaise, l’enjeu n’est pas seulement d’expliquer une visite. Il est de savoir si la CAF peut encore convaincre, rassurer et reprendre la main dans un dossier qui a dépassé le terrain pour entrer dans l’histoire politique du football africain.
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