AccueilCoupe d'Afrique des NationsYves Bissouma assume après Mali–Sénégal à la CAN 2025

Yves Bissouma assume après Mali–Sénégal à la CAN 2025

Publié le 11/01/2026 – Mis à jour le 11/01/2026

‎Au lendemain de l’élimination du Mali face au Sénégal en quart de finale de la CAN 2025, la parole de Yves Bissouma était attendue. Le capitaine des Aigles a livré un message fort, mêlant regrets, responsabilité assumée et appel à l’unité nationale.

Mali éliminé à la CAN 2025, Bissouma brise le silence

‎Battu 1-0 par le Sénégal, le Mali quitte la CAN 2025 avec un sentiment d’inachevé. Réduits à dix juste avant la pause après l’expulsion de leur capitaine, les Aigles ont pourtant résisté jusqu’au bout, frôlant même l’égalisation dans le temps additionnel. Dans ce contexte tendu, Yves Bissouma a choisi de prendre la parole dès le lendemain pour s’adresser directement au peuple malien.

‎Dans un message empreint d’émotion, le milieu de terrain de Tottenham rappelle l’engagement total du groupe : « Mes coéquipiers et moi avons tout donné, de la première à la dernière minute. » Il remercie les supporters pour leur soutien et insiste sur la fierté d’avoir défendu les couleurs du Mali, malgré l’issue cruelle.

Entre responsabilité assumée et arbitrage questionné

‎Le passage central de sa déclaration concerne évidemment son expulsion à la 45e+3 minute. Sans se dérober, Bissouma assume pleinement : « J’assume. Je ne me cache pas derrière cette décision. » Une posture de leader, destinée à protéger ses coéquipiers dans un contexte où le Mali a, pour la troisième fois du tournoi, terminé un match en infériorité numérique.

‎Pour autant, le capitaine malien glisse une critique mesurée de l’arbitrage. En évoquant une décision qui n’était « pas obligée d’en arriver là », il suggère qu’un quart de finale aussi engagé méritait davantage de gestion, notamment pour préserver l’équité et le spectacle. Une lecture émotionnelle, largement partagée par une partie des supporters maliens.

‎Sur le plan strictement réglementaire, les faits sont plus difficiles à contester. Déjà averti, Bissouma commet une faute évitable dans le temps additionnel de la première période. À ce niveau, et dans un match aussi tendu, l’arbitre applique le règlement sans tenir compte du contexte.

Yves Bissouma, un discours fédérateur tourné vers l’avenir

‎Au-delà de l’analyse du match, le message d’Yves Bissouma vise surtout à éviter la fracture entre l’équipe et son public. En invoquant la devise nationale — « Un peuple, un but, une foi » — il transforme l’échec sportif en appel à la résilience collective. « L’échec n’est pas une fatalité », écrit-il, promettant un retour plus fort.

‎Cette sortie maîtrisée confirme le rôle central de Bissouma, non seulement sur le terrain, mais aussi dans le vestiaire. Si le Mali quitte la CAN 2025 sans demi-finale, il repart avec une certitude : malgré ses limites disciplinaires, ce groupe a rivalisé avec l’un des grands favoris de ce tournoi et posé les bases d’un projet encore perfectible.

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